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COURS COMPLETDouble spécialitécoef 20≈ 150 min de lecture

Mathématiques ① Nombres et calcul (dans la matière maths 20 %)

Droite graduée, ensembles de nombres et facteurs premiers
ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ ; comparer des fractions en les ramenant au même dénominateur ; décomposer 360 = 2³ × 3² × 5 pour le PGCD et le PPCM.

Le cadrage officiel

Les nombres et le calcul constituent le sous-domaine ① de la matière mathématiques, pour un poids officiel de 7 % de l'épreuve des matières (maths 20 % au total : nombres et calcul 7 %, géométrie 7 %, mesure 4 %, traitement des données 2 %). Épreuve écrite en français, questions fermées : une seule réponse par question, un point par bonne réponse, aucun point négatif. C'est le sous-domaine où le candidat gagne le plus de points en le moins de temps, à condition de maîtriser les formules par cœur.

Le programme officiel du sous-domaine Nombres et calcul

Contenu officielCe qu'il faut savoir faire
Ensembles de nombres ℕ, ℤ, ℚ, ℝ ; opérations ; division euclidienne ; décomposition en produit de nombres premiers ; PGCD et PPCM ; comparaison ; puissances ; identités remarquables ; nombres sexagésimauxCalculer, simplifier, comparer, factoriser, convertir durées et angles
Proportionnalité : coefficient, masse volumique, vitesse, capital, taux d'intérêt, échelle des cartesRésoudre un problème de proportionnalité, de pourcentage ou d'échelle
Équations et inéquations du 1er degré ; équation du 2nd degré à une inconnue ; systèmes de deux équations du 1er degré à deux inconnuesRésoudre une équation, une inéquation (tableau de signes) et un système
Fonctions numériques : linéaire, affine, homographique, polynôme du second degréReconnaître la fonction, lire et tracer sa courbe, trouver images et antécédents
Dénombrement : ensembles finis, arrangements et combinaisonsCompter les issues d'une situation sans les lister une à une
Suites arithmétiques et géométriquesCalculer un terme, une somme, un modèle de croissance
💡 Méthode de travail à appliquer chapitre par chapitre : lire la définition, refaire l'exemple résolu sans le regarder, faire les mini-QCM, puis vérifier. En mathématiques, c'est la répétition comprise qui fait la réussite.

1. Les ensembles de nombres

Les quatre ensembles de nombres

EnsembleContenuExemples
ℕ : entiers naturels0, 1, 2, 3, … (sans signe)0 ; 7 ; 1 250
ℤ : entiers relatifsles entiers avec un signe : …, −2, −1, 0, 1, 2, …−3 ; −100 ; 45
ℚ : rationnelsnombres qui s'écrivent a / b, avec a entier et b entier non nul3/4 ; −5/2 ; 0,75 ; 7 = 7/1
ℝ : réelstous les nombres de la droite graduée, y compris les non-rationnels√2 ; π ; √3

Inclusions à connaître par cœur : ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ. Autrement dit, tout entier naturel est un entier relatif, tout entier relatif est un rationnel, et tout rationnel est un réel. Les nombres comme √2 ou π sont réels mais ne sont pas rationnels : ils ont une écriture décimale illimitée non périodique.

Exemple travailléLe nombre 5 appartient à ℕ, ℤ, ℚ et ℝ. Le nombre −3 appartient à ℤ, ℚ et ℝ, mais pas à ℕ. Le nombre 2/5 appartient à ℚ et ℝ, mais pas à ℤ (ce n'est pas un entier). Le nombre √2 appartient à ℝ seulement.
🔍 Sur la droite graduée, chaque réel correspond à un point, et chaque point à un réel : c'est le sens de l'expression « droite réelle ».

🎯 Le nombre −3/4 appartient à :

2. Opérations, priorités et division euclidienne

Définition — Priorités opératoires : ① les parenthèses ; ② les puissances ; ③ la multiplication et la division, de gauche à droite ; ④ l'addition et la soustraction, de gauche à droite.
Exemple travaillé3 + 4 × (2 − 5)² = 3 + 4 × (−3)² = 3 + 4 × 9 = 3 + 36 = 39. Si l'on avait fait 3 + 4 = 7 puis multiplié par 9, on aurait trouvé 63 : c'est l'erreur classique.
🔍 Attention : −3² = −9 (le carré porte sur 3 seulement), alors que (−3)² = +9.
Définition — Division euclidienne : pour un entier a (dividende) et un entier b > 0 (diviseur), il existe un unique couple (q ; r) tel que a = b × q + r avec 0 ≤ r < b. q est le quotient, r le reste. Le reste est toujours positif ou nul, et toujours strictement inférieur au diviseur.
Exemple travaillé47 divisé par 5 : 47 = 5 × 9 + 2, avec 0 ≤ 2 < 5 : quotient 9, reste 2. Cas du négatif : −47 divisé par 5 donne −47 = 5 × (−10) + 3, avec 0 ≤ 3 < 5 : quotient −10 et reste 3 (jamais −2, car le reste doit être positif).
🔍 Contrôle rapide de tout calcul de division : multiplier le quotient par le diviseur, puis ajouter le reste : on doit retrouver le dividende.

🎯 Le reste de la division euclidienne de 50 par 7 est :

3. Nombres premiers et décomposition

Définition — Un nombre premier est un entier supérieur ou égal à 2 qui n'a que deux diviseurs : 1 et lui-même. Les nombres premiers à connaître : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47. Remarque : 1 n'est pas premier ; 2 est le seul nombre premier pair.

Décomposition en produit de facteurs premiers : tout entier supérieur à 1 s'écrit de façon unique comme produit de nombres premiers, à l'ordre près des facteurs. Méthode : on divise successivement par 2, puis 3, puis 5, puis 7… jusqu'à obtenir 1.

Exemple travaillé360 = 2 × 180 = 2 × 2 × 90 = 2 × 2 × 2 × 45 = 2³ × 3² × 5. De même 252 = 2 × 126 = 2² × 63 = 2² × 3² × 7. On s'arrête dès que le quotient est premier.
🔍 Astuce de vérification : refaites le produit. 2³ × 3² × 5 = 8 × 9 × 5 = 360 ✓.

🎯 La décomposition de 252 en produit de facteurs premiers est :

4. PGCD et PPCM

Définition — Le PGCD de deux entiers est le plus grand commun diviseur : le plus grand nombre qui divise les deux. Le PPCM est le plus petit commun multiple : le plus petit nombre positif divisible par les deux. Propriété fondamentale : PGCD(a, b) × PPCM(a, b) = a × b.

Méthode par décomposition (à connaître par cœur)

Ce qu'on chercheRègleSur 360 et 84
PGCDfacteurs communs, chacun avec le plus petit exposant360 = 2³ × 3² × 5 et 84 = 2² × 3 × 7 donnent PGCD = 2² × 3 = 12
PPCMtous les facteurs, chacun avec le plus grand exposantPPCM = 2³ × 3² × 5 × 7 = 2 520
ContrôlePGCD × PPCM = a × b12 × 2 520 = 30 240 = 360 × 84 ✓
  1. Algorithme d'Euclide : on remplace le couple (a ; b) par le couple (b ; reste) et on recommence.
  2. Exemple : 360 = 84 × 4 + 24 ; puis 84 = 24 × 3 + 12 ; puis 24 = 12 × 2 + 0.
  3. Le dernier reste non nul est le PGCD : PGCD(360 ; 84) = 12.
Exemple travailléApplication carrelage : une terrasse rectangulaire de 18 m sur 12 m doit être carrelée avec des carrés identiques les plus grands possibles, sans découpe. Le côté du carreau est PGCD(18 ; 12) = 6 m, et il faut (18 ÷ 6) × (12 ÷ 6) = 3 × 2 = 6 carreaux.
🔍 Application horaires : deux bus partent ensemble, l'un toutes les 12 min, l'autre toutes les 18 min. Ils repartiront ensemble après PPCM(12 ; 18) = 36 minutes.
Exemple travailléApplication fractions : pour simplifier 36/84, on divise numérateur et dénominateur par leur PGCD : 36/84 = (36 ÷ 12) / (84 ÷ 12) = 3/7. Une fraction est irréductible lorsque son numérateur et son dénominateur ont pour PGCD 1.
🔍 Autre exemple : simplifier 252/90. PGCD(252 ; 90) = 18, donc 252/90 = 14/5. Vérification : 14 × 90 = 1 260 et 5 × 252 = 1 260 ✓.

🎯 Deux bus partent ensemble, l'un toutes les 12 minutes, l'autre toutes les 18 minutes. Ils repartiront ensemble dans :

5. Comparaison de nombres

Définition — Pour comparer deux nombres a et b, on étudie le signe de a − b : si a − b > 0 alors a > b. Pour les fractions de même dénominateur, on compare les numérateurs. Pour des dénominateurs différents, on réduit au même dénominateur. Tout négatif est plus petit que tout positif ; entre deux négatifs, le plus grand est celui qui est le plus proche de zéro.
Exemple travailléComparer 5/6 et 7/9 : au même dénominateur 18, on obtient 15/18 et 14/18, donc 5/6 > 7/9. Comparer −3/4 et −2/3 : −0,75 et −0,67, donc −3/4 < −2/3.
🔍 Astuce : réduire au même dénominateur revient à appliquer le PPCM des dénominateurs — ici 6 et 9, de PPCM 18.

🎯 Quelle est la comparaison correcte ?

6. Puissances et écriture scientifique

Définition — a puissance n = produit de n facteurs égaux à a ; a est la base et n l'exposant. Cas particuliers : a¹ = a ; a⁰ = 1 si a ≠ 0 ; et a puissance −n = 1 / (a puissance n).

Les cinq règles de calcul sur les puissances

RègleFormuleExemple
Produit de même baseaᵐ × aⁿ = aᵐ⁺ⁿ2³ × 2⁴ = 2⁷ = 128
Quotient de même baseaᵐ / aⁿ = aᵐ⁻ⁿ5⁶ / 5² = 5⁴ = 625
Puissance de puissance(aᵐ)ⁿ = aᵐⁿ(3²)³ = 3⁶ = 729
Même exposantaⁿ × bⁿ = (ab)ⁿ2³ × 5³ = 10³ = 1 000
Exposant négatifa⁻ⁿ = 1 / aⁿ2⁻³ = 1/8
Exemple travailléSimplifier (3² × 3⁻⁵) / 3⁻² : le numérateur vaut 3⁻³ ; puis 3⁻³ / 3⁻² = 3⁻³⁺² = 3⁻¹ = 1/3. Autre exemple : 45 000 = 4,5 × 10⁴ et 0,000 72 = 7,2 × 10⁻⁴.
🔍 Écriture scientifique : a × 10ⁿ avec 1 ≤ a < 10. Vitesse de la lumière : 3 × 10⁸ m/s = 300 000 000 m/s.
⚠️ Erreur fréquente : (a + b)² n'est pas égal à a² + b². Exemple : (2 + 3)² = 25, alors que 2² + 3² = 13. Il faut utiliser l'identité remarquable (a + b)² = a² + 2ab + b².

🎯 2³ × 2⁴ est égal à :

7. Identités remarquables

Les trois identités à connaître par cœur

IdentitéDéveloppementExemple chiffré
Carré d'une somme(a + b)² = a² + 2ab + b²(x + 3)² = x² + 6x + 9
Carré d'une différence(a − b)² = a² − 2ab + b²(x − 5)² = x² − 10x + 25
Différence de deux carrés(a − b)(a + b) = a² − b²9x² − 16 = (3x − 4)(3x + 4)
Exemple travailléCalcul mental : 99² = (100 − 1)² = 10 000 − 200 + 1 = 9 801 ; 51 × 49 = (50 + 1)(50 − 1) = 50² − 1 = 2 499 ; 998 × 1 002 = (1 000 − 2)(1 000 + 2) = 1 000 000 − 4 = 999 996.
🔍 Factorisation : x² + 6x + 9 = (x + 3)² (reconnaître le carré d'une somme) ; 9x² − 16 = (3x)² − 4² = (3x − 4)(3x + 4).

🎯 (x − 2)(x + 2) est égal à :

8. Nombres sexagésimaux (temps et angles)

Définition — Le système sexagésimal est en base 60 : 1 heure = 60 minutes, 1 minute = 60 secondes, donc 1 heure = 3 600 secondes. De même pour les angles : 1 degré = 60 minutes d'angle et 1 minute d'angle = 60 secondes d'angle. Ce système n'est pas décimal : 1,5 h = 1 h 30 min, et non 1 h 50 min.
Exemple travailléConversion : 2,5 h = 2 h + 0,5 × 60 min = 2 h 30 min ; inversement 1 h 15 min = 1 + 15/60 = 1,25 h. Addition sexagésimale : 1 h 45 min 40 s + 30 min 35 s : les secondes donnent 75 s = 1 min 15 s (on retient 1 min) ; les minutes 45 + 30 + 1 = 76 min = 1 h 16 min (on retient 1 h) ; les heures 1 + 1 = 2 h. Résultat : 2 h 16 min 15 s.
🔍 Angles : 35° 45′ + 20° 30′ = 55° 75′ = 56° 15′ (on convertit 60′ en 1°).

🎯 Un film de 1 h 50 min commence à 14 h 35 min. Il finit à :

9. Proportionnalité

Définition — Deux grandeurs sont proportionnelles lorsque le rapport entre elles est constant : y = k × x. Le nombre k est le coefficient de proportionnalité. Graphiquement, une situation de proportionnalité est représentée par une droite qui passe par l'origine du repère.

Tableau de proportionnalité (exemple du marché)

Masse de tomates (kg)12510
Prix (DH)6123060

Le coefficient se lit en divisant une valeur de la seconde ligne par la valeur correspondante de la première : 6 ÷ 1 = 12 ÷ 2 = 30 ÷ 5 = 60 ÷ 10 = 6. Donc 7 kg coûtent 7 × 6 = 42 DH. Le coefficient de proportionnalité est aussi la pente de la droite.

Les sept applications de la proportionnalité

NotionFormuleExemple
Pourcentaget % de N = N × t / 10015 % de 800 DH = 120 DH
Hausse ou baisseN × (1 + t/100) ou N × (1 − t/100)200 DH augmenté de 10 % : 200 × 1,1 = 220 DH
Règle de troissi a → b, alors x → (b × x) / a3 livres pour 45 DH : 7 livres pour 45 × 7 / 3 = 105 DH
Échelledistance réelle = distance sur le plan × échelleCarte au 1/50 000 : 2 cm représentent 1 000 m = 1 km
Vitesse moyennev = d / t150 km en 2 h : v = 75 km/h
Masse volumiqueρ = m / V50 g dans 10 cm³ : ρ = 5 g/cm³
Intérêt simpleI = C × t × r / 100 (r en années)10 000 DH à 5 % pendant 2 ans : I = 1 000 DH
Exemple travailléProblème combiné : un commerçant d'Agadir achète 40 kg de dattes à 80 DH le kilo, puis revend le tout avec 25 % de bénéfice. Coût d'achat : 40 × 80 = 3 200 DH ; prix de vente : 3 200 × 1,25 = 4 000 DH ; bénéfice : 800 DH.
🔍 Pourcentage de deux augmentations : une hausse de 20 % puis une hausse de 10 % ne donnent pas 30 %, mais 1,2 × 1,1 = 1,32, soit +32 %.
⚠️ Piège classique : une hausse de 20 % suivie d'une baisse de 20 % ne redonne pas le prix initial. 100 DH deviennent 120 DH, puis 96 DH : il reste une perte de 4 %.

🎯 Un article coûte 450 DH. Il est soldé à −20 %, puis on ajoute 10 % de TVA. Le prix final est :

10. Équations, inéquations et systèmes

Définition — Équation du premier degré : elle se ramène à ax + b = 0 avec a ≠ 0, et sa solution est x = −b / a. Équation produit : un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul : A × B = 0 équivaut à A = 0 ou B = 0.
Exemple travailléRésoudre 3x − 5 = 2x + 4 : on regroupe les x à gauche et les nombres à droite : 3x − 2x = 4 + 5, donc x = 9. Vérification : 3 × 9 − 5 = 22 et 2 × 9 + 4 = 22 ✓. Résoudre (2x − 6)(x + 1) = 0 : soit 2x − 6 = 0 donc x = 3, soit x + 1 = 0 donc x = −1.
🔍 Toujours vérifier en remplaçant : une erreur de signe se détecte immédiatement.

Équation du second degré : ax² + bx + c = 0 (a ≠ 0)

Discriminant Δ = b² − 4acNombre de solutionsSolutions
Δ > 0deux solutions distinctesx₁ = (−b − √Δ) / (2a) et x₂ = (−b + √Δ) / (2a)
Δ = 0une solution doublex = −b / (2a)
Δ < 0aucune solution réelle—
Exemple travailléRésoudre x² − 5x + 6 = 0 : Δ = 25 − 24 = 1, donc x₁ = (5 − 1)/2 = 2 et x₂ = (5 + 1)/2 = 3. Résoudre 2x² − 8x + 6 = 0 : on divise par 2, x² − 4x + 3 = 0, Δ = 16 − 12 = 4, donc x = 1 ou x = 3. Cas sans solution : x² + 2x + 5 = 0 donne Δ = 4 − 20 = −16 < 0.
🔍 Astuce somme et produit : quand Δ est parfait, x₁ + x₂ = −b/a et x₁ × x₂ = c/a. Ici 2 + 3 = 5 et 2 × 3 = 6 : on retrouve les solutions sans formule.
Définition — Inéquation du premier degré : règle capitale — si l'on multiplie ou divise les deux membres par un nombre négatif, on change le sens de l'inégalité. Pour le second degré, on utilise un tableau de signes : le trinôme est du signe de a à l'extérieur des racines, et du signe contraire entre les racines.
Exemple travailléRésoudre −2x + 6 ≥ 0 : on isole −2x ≥ −6, puis on divise par −2 en changeant le sens : x ≤ 3, soit l'intervalle ]−∞ ; 3]. Résoudre x² − 3x + 2 ≤ 0 : Δ = 1, racines 1 et 2 ; comme a = 1 > 0, le trinôme est négatif entre les racines : l'ensemble des solutions est [1 ; 2].
🔍 Ne jamais oublier de changer le sens : c'est l'erreur qui coûte le plus de points dans ce chapitre.
Exemple travailléSystème : x + y = 10 et x − y = 2. Par addition des deux équations : 2x = 12 donc x = 6, puis y = 10 − 6 = 4. Solution (6 ; 4) ; vérification : 6 + 4 = 10 et 6 − 4 = 2 ✓. Problème type : un panier de 10 fruits, pommes à 3 DH et oranges à 2 DH, pour 26 DH. Avec p pommes et o oranges : p + o = 10 et 3p + 2o = 26 ; par substitution o = 10 − p, donc 3p + 20 − 2p = 26, d'où p = 6 pommes et o = 4 oranges.
🔍 Les deux méthodes (addition et substitution) donnent le même résultat : choisir celle qui évite les fractions.

🎯 L'ensemble des solutions de x² − 4x + 3 = 0 est :

11. Les fonctions numériques

Définition — Une fonction numérique associe à chaque nombre x un unique nombre f(x) : f(x) est l'image de x, et x est un antécédent de f(x). La courbe représentative est l'ensemble des points de coordonnées (x ; f(x)). Pour un antécédent, on résout l'équation f(x) = y.

Les quatre types de fonctions du programme

TypeFormeCourbeParticularités
Linéairef(x) = a xdroite passant par l'originecroissante si a > 0, décroissante si a < 0 ; a est la pente
Affinef(x) = a x + bdroitea est la pente, b l'ordonnée à l'origine (la droite coupe l'axe des ordonnées en (0 ; b))
Homographique (k/x)f(x) = k / x avec k ≠ 0hyperbole à deux branchesnon définie en x = 0 ; asymptotes x = 0 et y = 0
Polynôme du 2nd degréf(x) = a x² + b x + cparabolesommet d'abscisse −b / (2a) ; tournée vers le haut si a > 0, vers le bas si a < 0 ; axe de symétrie x = −b/(2a)
Exemple travailléAvec f(x) = 2x − 1 : l'image de 3 est f(3) = 5 ; l'antécédent de 7 est la solution de 2x − 1 = 7, soit x = 4. Droite passant par A(1 ; 3) et B(3 ; 7) : pente a = (7 − 3)/(3 − 1) = 2 ; avec A : 3 = 2 × 1 + b donc b = 1 ; l'équation est f(x) = 2x + 1.
🔍 Pour tracer une droite, deux points suffisent ; pour une parabole, calculez le sommet, les racines éventuelles et deux points symétriques.
Exemple travailléSoit f(x) = x² − 4x + 3 : le sommet a pour abscisse −b/(2a) = 4/2 = 2 et pour ordonnée f(2) = 4 − 8 + 3 = −1, donc S(2 ; −1) est un minimum ; les racines sont 1 et 3 ; l'ordonnée à l'origine est f(0) = 3. Pour g(x) = −x² + 2x + 3 : a = −1 < 0, sommet x = −2/(−2) = 1, g(1) = 4, donc S(1 ; 4) est un maximum, et les racines sont −1 et 3.
🔍 Tableau de variations de x² − 4x + 3 : la fonction décroît sur ]−∞ ; 2], atteint le minimum −1 en x = 2, puis croît sur [2 ; +∞[.

🎯 La fonction f(x) = 3x + 1 est :

12. Dénombrement

Définition — Le cardinal card(A) est le nombre d'éléments d'un ensemble fini A. Pour deux ensembles : card(A ∪ B) = card(A) + card(B) − card(A ∩ B) ; on retire une fois les éléments comptés deux fois. Factorielle : n! = n × (n − 1) × … × 2 × 1, avec 0! = 1 ; ainsi 3! = 6 et 5! = 120. Principe multiplicatif : si une étape offre p choix et la suivante q choix, le total est p × q.
Exemple travailléDans un groupe, 10 élèves pratiquent le sport A, 8 le sport B et 3 les deux : le nombre d'élèves qui pratiquent au moins un sport est 10 + 8 − 3 = 15. Menu à 3 entrées, 4 plats et 2 desserts : 3 × 4 × 2 = 24 menus possibles.
🔍 Pourquoi retirer l'intersection ? Parce que ces élèves ont été comptés dans les 10 et dans les 8 : ils sont comptés deux fois.

Arrangements et combinaisons : le critère de l'ordre

SituationL'ordre compte ?FormuleExemple
Podium, mot de passe, classement, rangementoui : arrangementAₙᵖ = n! / (n − p)!10 candidats, podium de 3 : A₁₀³ = 10 × 9 × 8 = 720
Équipe, commission, main de cartes, lotnon : combinaisonCₙᵖ = n! / (p! (n − p)!)2 personnes parmi 5 : C₅² = (5 × 4) / 2 = 10
Exemple travailléCombinaisons utiles : C₅² = 10 ; C₁₀³ = (10 × 9 × 8) / (3 × 2 × 1) = 120 ; C₆² = 15 ; C₄² = 6. Triangle de Pascal : chaque nombre est la somme des deux nombres au-dessus de lui ; la ligne n donne les Cₙᵖ : 1 ; 1 1 ; 1 2 1 ; 1 3 3 1 ; 1 4 6 4 1 ; 1 5 10 10 5 1.
🔍 Codes à 3 chiffres distincts avec les chiffres 1 à 6 : A₆³ = 6 × 5 × 4 = 120 (l'ordre compte : 123 et 321 sont deux codes différents).
⚠️ Comment choisir ? Posez-vous la question : l'ordre compte-t-il ? Oui (podium, code, rangement) → arrangement. Non (équipe, comité, main de cartes) → combinaison. Et si les répétitions sont autorisées, ce n'est plus ni l'un ni l'autre : on compte de puissance à puissance.

🎯 Le nombre de façons de choisir 2 personnes parmi 6 (sans ordre) est :

13. Suites arithmétiques et géométriques

Définition — Une suite est une liste ordonnée de nombres (u₀ ; u₁ ; u₂ ; …) : uₙ est le terme de rang n. Suite arithmétique : on ajoute toujours la même raison r, donc uₙ₊₁ = uₙ + r et uₙ = u₀ + n × r. Somme des termes de u₀ à uₙ : S = (n + 1) × (u₀ + uₙ) / 2, c'est-à-dire le nombre de termes multiplié par la moyenne du premier et du dernier.
Exemple travailléSuite arithmétique u₀ = 3 et r = 2 : les termes sont 3, 5, 7, 9, … Le terme u₁₀ = 3 + 10 × 2 = 23. La somme des onze premiers termes : S = 11 × (3 + 23) / 2 = 11 × 13 = 143.
🔍 Vérification partielle : la somme des cinq premiers termes vaut 3 + 5 + 7 + 9 + 11 = 35, et la formule donne 5 × (3 + 11)/2 = 35 ✓.
Définition — Suite géométrique : on multiplie toujours par la même raison q, donc uₙ₊₁ = uₙ × q et uₙ = u₀ × q puissance n. Somme des termes de u₀ à uₙ (si q ≠ 1) : S = u₀ × (1 − q puissance n+1) / (1 − q).
Exemple travailléSuite géométrique u₀ = 2 et q = 3 : les termes sont 2, 6, 18, 54, … Le terme u₃ = 2 × 3³ = 54. La somme des quatre premiers termes : S = 2 × (1 − 3⁴) / (1 − 3) = 2 × (−80) / (−2) = 80 ; vérification : 2 + 6 + 18 + 54 = 80 ✓.
🔍 Retenir la différence de comportement : une suite arithmétique croît « en ligne droite » (points alignés), une suite géométrique de raison q > 1 croît de plus en plus vite.

Suites dans la vie quotidienne

SituationTypeCalcul
Salaire de 3 000 DH avec 200 DH d'augmentation par anarithmétique, r = 200après 5 ans : 3 000 + 5 × 200 = 4 000 DH
Dépôt de 10 000 DH à 5 % par an (intérêts composés)géométrique, q = 1,05après 3 ans : 10 000 × 1,05³ ≈ 11 576,25 DH
Prix de 1 000 DH qui baisse de 10 % par angéométrique, q = 0,9après 2 ans : 1 000 × 0,9² = 810 DH
Épargne de 500 DH par mois, sans intérêtsarithmétique, r = 500après 12 mois : 6 000 DH
⚠️ Erreur fréquente : une augmentation de 5 % par an est une suite géométrique (q = 1,05), pas arithmétique. Une augmentation de 200 DH par an est arithmétique. Le mot « pour cent » annonce presque toujours une suite géométrique.

🎯 Dans une suite arithmétique de premier terme u₀ = 4 et de raison r = 5, le terme u₃ vaut :

14. Méthode pour les questions ouvertes

  1. Lire et identifier : données, inconnue, unités ; faire un schéma ou un tableau si c'est utile.
  2. Choisir l'outil : division euclidienne, PGCD ou PPCM, proportionnalité, équation, fonction, dénombrement ou suite.
  3. Calculer pas à pas en gardant les unités, sans arrondir trop tôt.
  4. Vérifier : le reste est-il inférieur au diviseur ? l'équation est-elle vérifiée ? le résultat a-t-il un sens concret ?
  5. Rédiger une phrase de conclusion qui répond exactement à la question posée.
Exemple travailléExemple rédigé : « Un commerçant vend des stylos à 4 DH et des cahiers à 7 DH. Un client achète 11 articles et paie 53 DH. Combien de cahiers ? » Soit s le nombre de stylos et c le nombre de cahiers : s + c = 11 et 4s + 7c = 53. Par substitution, s = 11 − c, donc 4(11 − c) + 7c = 53, soit 44 + 3c = 53, d'où 3c = 9 et c = 3 ; alors s = 8. Vérification : 8 + 3 = 11 articles ✓ et 8 × 4 + 3 × 7 = 32 + 21 = 53 DH ✓. Conclusion : le client a acheté 3 cahiers et 8 stylos.
🔍 Dans un problème de comptage, une solution non entière signale toujours une erreur de lecture ou de calcul : c'est un excellent contrôle.

15. Glossaire

Termes de nombres et de calcul

TermeDéfinition
Nombre premierentier ≥ 2 qui n'a que 1 et lui-même comme diviseurs
Division euclidiennea = b × q + r avec 0 ≤ r < b
PGCDplus grand diviseur commun à deux entiers
PPCMplus petit multiple commun positif
Puissanceaⁿ = produit de n facteurs égaux à a
Écriture scientifiquea × 10ⁿ avec 1 ≤ a < 10
Identité remarquableégalité algébrique pour développer ou factoriser
Sexagésimalsystème en base 60 pour les durées et les angles
Coefficient de proportionnaliténombre k tel que y = k x
Échellerapport entre la distance sur le plan et la distance réelle
Discriminant Δb² − 4ac pour l'équation a x² + b x + c = 0
Système d'équationsplusieurs équations à plusieurs inconnues à résoudre ensemble
Image et antécédentf(x) est l'image de x ; x est un antécédent de f(x)
Ordonnée à l'originevaleur f(0) : ordonnée du point où la droite coupe l'axe des ordonnées
Asymptotedroite que la courbe approche sans jamais l'atteindre
Sommet d'une parabolepoint extrême (minimum ou maximum) d'abscisse −b / (2a)
Cardinalnombre d'éléments d'un ensemble fini
Arrangement et combinaisonchoix ordonné (arrangement) ou non ordonné (combinaison) de p éléments parmi n
Suite arithmétique et géométriqueon ajoute toujours r / on multiplie toujours par q

16. Exercices type concours

Exemple travailléProblème 1 (ateliers et lots). Une coopérative de Taroudant dispose de 360 kg d'amandes et de 84 kg de noix. ① Quel est le nombre maximal de lots identiques, sans reste, contenant les deux produits ? Quelle est la composition d'un lot ? ② Chaque lot demande 12 minutes de conditionnement : combien de temps pour 5 lots ?
🔍 Corrigé : ① le nombre maximal de lots est PGCD(360 ; 84) = 12 ; chaque lot contient 360/12 = 30 kg d'amandes et 84/12 = 7 kg de noix. ② 5 × 12 min = 60 min = 1 heure.
Exemple travailléProblème 2 (coût de transport). Un taxi applique une prise en charge de 10 DH puis 4 DH par kilomètre. Soit x la distance en km et f(x) le prix. ① Exprimer f(x) et préciser sa nature. ② Prix pour 7 km ? ③ Quelle distance pour 38 DH ?
🔍 Corrigé : ① f(x) = 4x + 10 : fonction affine (pente 4, ordonnée à l'origine 10). ② f(7) = 28 + 10 = 38 DH. ③ 4x + 10 = 38 donne 4x = 28, donc x = 7 km.
Exemple travailléProblème 3 (aire d'un jardin). Un jardin rectangulaire a pour longueur (x + 3) m et pour largeur (x − 1) m ; son aire est 45 m². ① Montrer que (x + 3)(x − 1) = 45 donne x² + 2x − 48 = 0. ② Résoudre et donner les dimensions.
🔍 Corrigé : ① (x + 3)(x − 1) = x² + 2x − 3 = 45, donc x² + 2x − 48 = 0. ② Δ = 4 + 192 = 196 = 14², donc x = (−2 + 14)/2 = 6 (l'autre solution, −8, donne une largeur négative : elle est à écarter). Les dimensions sont 9 m sur 5 m ; vérification : 9 × 5 = 45 ✓. Remarque : quand Δ n'est pas un carré parfait, on garde la forme exacte avec la racine carrée (par exemple x = −1 + √40 ≈ 5,32 pour une aire de 39 m²).
Exemple travailléProblème 4 (suites et épargne). Un élève épargne 200 DH le premier mois, puis 20 DH de plus chaque mois. ① Combien épargne-t-il le 12e mois ? ② Total épargné sur 12 mois ? ③ Un autre élève épargne 100 DH le premier mois et augmente de 10 % par mois : quel montant au 4e mois ?
🔍 Corrigé : ① suite arithmétique de premier terme 200 et de raison 20 : u₁₂ = 200 + 11 × 20 = 420 DH. ② S = 12 × (200 + 420) / 2 = 3 720 DH. ③ suite géométrique de raison 1,1 : u₄ = 100 × 1,1³ = 133,10 DH. On voit ici la puissance des intérêts composés face à la croissance linéaire.

🎯 Un plan est à l'échelle 1/200 : un mur mesure 4 cm sur le plan. Sa longueur réelle est :

17. Plan de révision et fiche finale

Plan de révision en six jours

JourChapitres à travailler
Jour 1chapitres 1 à 4 : ensembles, opérations, nombres premiers, PGCD et PPCM (refaire les exemples)
Jour 2chapitres 5 à 9 : comparaison, puissances, identités remarquables, sexagésimal, proportionnalité
Jour 3chapitre 10 : équations, inéquations et systèmes (les trois types de résolution)
Jour 4chapitre 11 : fonctions (tracer une droite, une parabole, une hyperbole)
Jour 5chapitres 12 et 13 : dénombrement et suites
Jour 6chapitre 16 : refaire les mini-QCM et les problèmes sans regarder les corrigés
À retenir — À retenir : ensembles — ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ ; division euclidienne — a = b q + r avec 0 ≤ r < b ; PGCD — facteurs communs au plus petit exposant ; PPCM — tous les facteurs au plus grand exposant ; PGCD × PPCM = a × b ; puissances — on ajoute les exposants dans un produit de même base, on les multiplie dans une puissance de puissance, a⁻ⁿ = 1 / aⁿ ; identités — (a ± b)² = a² ± 2ab + b² et (a − b)(a + b) = a² − b² ; sexagésimal — 1 h = 60 min = 3 600 s et 1° = 60′ ; proportionnalité — y = k x, échelle, vitesse d/t, masse volumique m/V, intérêt C t r / 100 ; premier degré — x = −b/a ; second degré — Δ = b² − 4ac et x = (−b ± √Δ) / (2a) ; inéquation — diviser par un négatif change le sens ; fonctions — linéaire (droite par l'origine), affine (droite), k/x (hyperbole), second degré (parabole de sommet −b/(2a)) ; dénombrement — Aₙᵖ = n!/(n − p)! et Cₙᵖ = n!/(p!(n − p)!) ; suites — uₙ = u₀ + n r et uₙ = u₀ qⁿ.
Points de contrôle
  • Je sais classer un nombre dans ℕ, ℤ, ℚ ou ℝ et justifier.
  • Je sais effectuer une division euclidienne et donner quotient et reste, même avec un négatif.
  • Je sais calculer un PGCD et un PPCM (par décomposition ou par Euclide) et reconnaître « simultané » et « à nouveau ensemble ».
  • Je sais résoudre une équation du premier et du second degré, une inéquation avec tableau de signes et un système de deux équations.
  • Je sais reconnaître les quatre types de fonctions et calculer images et antécédents.
  • Je sais compter avec arrangements, combinaisons et suites arithmétiques ou géométriques.