⚡ COMMENT ÇA MARCHE ① choisis ton parcours ② ouvre un module ③ lis la leçon complète ④ fais le QCM et corrige-toi ⑤ révise la dernière semaine ⑥ tout marche même sans connexion
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COURS COMPLETDouble spécialitécoef 20≈ 150 min de lecture
Mathématiques ① Nombres et calcul (dans la matière maths 20 %)
ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ ; comparer des fractions en les ramenant au même dénominateur ; décomposer 360 = 2³ × 3² × 5 pour le PGCD et le PPCM.
Le cadrage officiel
Les nombres et le calcul constituent le sous-domaine ① de la matière mathématiques, pour un poids officiel de 7 % de l'épreuve des matières (maths 20 % au total : nombres et calcul 7 %, géométrie 7 %, mesure 4 %, traitement des données 2 %). Épreuve écrite en français, questions fermées : une seule réponse par question, un point par bonne réponse, aucun point négatif. C'est le sous-domaine où le candidat gagne le plus de points en le moins de temps, à condition de maîtriser les formules par cœur.
Le programme officiel du sous-domaine Nombres et calcul
Contenu officiel
Ce qu'il faut savoir faire
Ensembles de nombres ℕ, ℤ, ℚ, ℝ ; opérations ; division euclidienne ; décomposition en produit de nombres premiers ; PGCD et PPCM ; comparaison ; puissances ; identités remarquables ; nombres sexagésimaux
Calculer, simplifier, comparer, factoriser, convertir durées et angles
Résoudre un problème de proportionnalité, de pourcentage ou d'échelle
Équations et inéquations du 1er degré ; équation du 2nd degré à une inconnue ; systèmes de deux équations du 1er degré à deux inconnues
Résoudre une équation, une inéquation (tableau de signes) et un système
Fonctions numériques : linéaire, affine, homographique, polynôme du second degré
Reconnaître la fonction, lire et tracer sa courbe, trouver images et antécédents
Dénombrement : ensembles finis, arrangements et combinaisons
Compter les issues d'une situation sans les lister une à une
Suites arithmétiques et géométriques
Calculer un terme, une somme, un modèle de croissance
💡 Méthode de travail à appliquer chapitre par chapitre : lire la définition, refaire l'exemple résolu sans le regarder, faire les mini-QCM, puis vérifier. En mathématiques, c'est la répétition comprise qui fait la réussite.
1. Les ensembles de nombres
Les quatre ensembles de nombres
Ensemble
Contenu
Exemples
ℕ : entiers naturels
0, 1, 2, 3, … (sans signe)
0 ; 7 ; 1 250
ℤ : entiers relatifs
les entiers avec un signe : …, −2, −1, 0, 1, 2, …
−3 ; −100 ; 45
ℚ : rationnels
nombres qui s'écrivent a / b, avec a entier et b entier non nul
3/4 ; −5/2 ; 0,75 ; 7 = 7/1
ℝ : réels
tous les nombres de la droite graduée, y compris les non-rationnels
√2 ; π ; √3
Inclusions à connaître par cœur : ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ. Autrement dit, tout entier naturel est un entier relatif, tout entier relatif est un rationnel, et tout rationnel est un réel. Les nombres comme √2 ou π sont réels mais ne sont pas rationnels : ils ont une écriture décimale illimitée non périodique.
Exemple travailléLe nombre 5 appartient à ℕ, ℤ, ℚ et ℝ. Le nombre −3 appartient à ℤ, ℚ et ℝ, mais pas à ℕ. Le nombre 2/5 appartient à ℚ et ℝ, mais pas à ℤ (ce n'est pas un entier). Le nombre √2 appartient à ℝ seulement.
🔍 Sur la droite graduée, chaque réel correspond à un point, et chaque point à un réel : c'est le sens de l'expression « droite réelle ».
🎯 Le nombre −3/4 appartient à :
Bonne réponse : C. −3/4 est un quotient de deux entiers : c'est un rationnel, donc aussi un réel. Ce n'est pas un entier, donc il n'est ni dans ℕ ni dans ℤ.
2. Opérations, priorités et division euclidienne
Définition — Priorités opératoires : ① les parenthèses ; ② les puissances ; ③ la multiplication et la division, de gauche à droite ; ④ l'addition et la soustraction, de gauche à droite.
Exemple travaillé3 + 4 × (2 − 5)² = 3 + 4 × (−3)² = 3 + 4 × 9 = 3 + 36 = 39. Si l'on avait fait 3 + 4 = 7 puis multiplié par 9, on aurait trouvé 63 : c'est l'erreur classique.
🔍 Attention : −3² = −9 (le carré porte sur 3 seulement), alors que (−3)² = +9.
Définition — Division euclidienne : pour un entier a (dividende) et un entier b > 0 (diviseur), il existe un unique couple (q ; r) tel que a = b × q + r avec 0 ≤ r < b. q est le quotient, r le reste. Le reste est toujours positif ou nul, et toujours strictement inférieur au diviseur.
Exemple travaillé47 divisé par 5 : 47 = 5 × 9 + 2, avec 0 ≤ 2 < 5 : quotient 9, reste 2. Cas du négatif : −47 divisé par 5 donne −47 = 5 × (−10) + 3, avec 0 ≤ 3 < 5 : quotient −10 et reste 3 (jamais −2, car le reste doit être positif).
🔍 Contrôle rapide de tout calcul de division : multiplier le quotient par le diviseur, puis ajouter le reste : on doit retrouver le dividende.
🎯 Le reste de la division euclidienne de 50 par 7 est :
Bonne réponse : B. 50 = 7 × 7 + 1 : quotient 7, reste 1. Le reste ne peut pas être 7 ni 8, car il doit être strictement inférieur au diviseur.
3. Nombres premiers et décomposition
Définition — Un nombre premier est un entier supérieur ou égal à 2 qui n'a que deux diviseurs : 1 et lui-même. Les nombres premiers à connaître : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47. Remarque : 1 n'est pas premier ; 2 est le seul nombre premier pair.
Décomposition en produit de facteurs premiers : tout entier supérieur à 1 s'écrit de façon unique comme produit de nombres premiers, à l'ordre près des facteurs. Méthode : on divise successivement par 2, puis 3, puis 5, puis 7… jusqu'à obtenir 1.
Exemple travaillé360 = 2 × 180 = 2 × 2 × 90 = 2 × 2 × 2 × 45 = 2³ × 3² × 5. De même 252 = 2 × 126 = 2² × 63 = 2² × 3² × 7. On s'arrête dès que le quotient est premier.
🎯 La décomposition de 252 en produit de facteurs premiers est :
Bonne réponse : A. 252 = 2² × 3² × 7 = 4 × 9 × 7. Les propositions 2 × 3 × 42 et 4 × 63 ne sont pas des décompositions en facteurs premiers (42 et 63 ne sont pas premiers).
4. PGCD et PPCM
Définition — Le PGCD de deux entiers est le plus grand commun diviseur : le plus grand nombre qui divise les deux. Le PPCM est le plus petit commun multiple : le plus petit nombre positif divisible par les deux. Propriété fondamentale : PGCD(a, b) × PPCM(a, b) = a × b.
Méthode par décomposition (à connaître par cœur)
Ce qu'on cherche
Règle
Sur 360 et 84
PGCD
facteurs communs, chacun avec le plus petit exposant
tous les facteurs, chacun avec le plus grand exposant
PPCM = 2³ × 3² × 5 × 7 = 2 520
Contrôle
PGCD × PPCM = a × b
12 × 2 520 = 30 240 = 360 × 84 ✓
Algorithme d'Euclide : on remplace le couple (a ; b) par le couple (b ; reste) et on recommence.
Exemple : 360 = 84 × 4 + 24 ; puis 84 = 24 × 3 + 12 ; puis 24 = 12 × 2 + 0.
Le dernier reste non nul est le PGCD : PGCD(360 ; 84) = 12.
Exemple travailléApplication carrelage : une terrasse rectangulaire de 18 m sur 12 m doit être carrelée avec des carrés identiques les plus grands possibles, sans découpe. Le côté du carreau est PGCD(18 ; 12) = 6 m, et il faut (18 ÷ 6) × (12 ÷ 6) = 3 × 2 = 6 carreaux.
🔍 Application horaires : deux bus partent ensemble, l'un toutes les 12 min, l'autre toutes les 18 min. Ils repartiront ensemble après PPCM(12 ; 18) = 36 minutes.
Exemple travailléApplication fractions : pour simplifier 36/84, on divise numérateur et dénominateur par leur PGCD : 36/84 = (36 ÷ 12) / (84 ÷ 12) = 3/7. Une fraction est irréductible lorsque son numérateur et son dénominateur ont pour PGCD 1.
🔍 Autre exemple : simplifier 252/90. PGCD(252 ; 90) = 18, donc 252/90 = 14/5. Vérification : 14 × 90 = 1 260 et 5 × 252 = 1 260 ✓.
🎯 Deux bus partent ensemble, l'un toutes les 12 minutes, l'autre toutes les 18 minutes. Ils repartiront ensemble dans :
Bonne réponse : C. On cherche un multiple commun : PPCM(12 ; 18) = 2² × 3² = 36. Réponse 6 = PGCD (c'est l'erreur classique : PGCD pour « simultanéité », PPCM pour « à nouveau ensemble »).
5. Comparaison de nombres
Définition — Pour comparer deux nombres a et b, on étudie le signe de a − b : si a − b > 0 alors a > b. Pour les fractions de même dénominateur, on compare les numérateurs. Pour des dénominateurs différents, on réduit au même dénominateur. Tout négatif est plus petit que tout positif ; entre deux négatifs, le plus grand est celui qui est le plus proche de zéro.
Exemple travailléComparer 5/6 et 7/9 : au même dénominateur 18, on obtient 15/18 et 14/18, donc 5/6 > 7/9. Comparer −3/4 et −2/3 : −0,75 et −0,67, donc −3/4 < −2/3.
🔍 Astuce : réduire au même dénominateur revient à appliquer le PPCM des dénominateurs — ici 6 et 9, de PPCM 18.
🎯 Quelle est la comparaison correcte ?
Bonne réponse : A. Au dénominateur commun 28 : 3/4 = 21/28 et 5/7 = 20/28, donc 3/4 > 5/7. Et un négatif est toujours plus petit qu'un positif.
6. Puissances et écriture scientifique
Définition — a puissance n = produit de n facteurs égaux à a ; a est la base et n l'exposant. Cas particuliers : a¹ = a ; a⁰ = 1 si a ≠ 0 ; et a puissance −n = 1 / (a puissance n).
Les cinq règles de calcul sur les puissances
Règle
Formule
Exemple
Produit de même base
aᵐ × aⁿ = aᵐ⁺ⁿ
2³ × 2⁴ = 2⁷ = 128
Quotient de même base
aᵐ / aⁿ = aᵐ⁻ⁿ
5⁶ / 5² = 5⁴ = 625
Puissance de puissance
(aᵐ)ⁿ = aᵐⁿ
(3²)³ = 3⁶ = 729
Même exposant
aⁿ × bⁿ = (ab)ⁿ
2³ × 5³ = 10³ = 1 000
Exposant négatif
a⁻ⁿ = 1 / aⁿ
2⁻³ = 1/8
Exemple travailléSimplifier (3² × 3⁻⁵) / 3⁻² : le numérateur vaut 3⁻³ ; puis 3⁻³ / 3⁻² = 3⁻³⁺² = 3⁻¹ = 1/3. Autre exemple : 45 000 = 4,5 × 10⁴ et 0,000 72 = 7,2 × 10⁻⁴.
🔍 Écriture scientifique : a × 10ⁿ avec 1 ≤ a < 10. Vitesse de la lumière : 3 × 10⁸ m/s = 300 000 000 m/s.
⚠️ Erreur fréquente : (a + b)² n'est pas égal à a² + b². Exemple : (2 + 3)² = 25, alors que 2² + 3² = 13. Il faut utiliser l'identité remarquable (a + b)² = a² + 2ab + b².
🎯 2³ × 2⁴ est égal à :
Bonne réponse : C. Même base : on ajoute les exposants, 3 + 4 = 7, donc 2⁷ = 128. Multiplier les exposants (2¹²) est l'erreur la plus fréquente.
Bonne réponse : A. C'est la différence de deux carrés : (x)² − (2)² = x² − 4.
8. Nombres sexagésimaux (temps et angles)
Définition — Le système sexagésimal est en base 60 : 1 heure = 60 minutes, 1 minute = 60 secondes, donc 1 heure = 3 600 secondes. De même pour les angles : 1 degré = 60 minutes d'angle et 1 minute d'angle = 60 secondes d'angle. Ce système n'est pas décimal : 1,5 h = 1 h 30 min, et non 1 h 50 min.
Exemple travailléConversion : 2,5 h = 2 h + 0,5 × 60 min = 2 h 30 min ; inversement 1 h 15 min = 1 + 15/60 = 1,25 h. Addition sexagésimale : 1 h 45 min 40 s + 30 min 35 s : les secondes donnent 75 s = 1 min 15 s (on retient 1 min) ; les minutes 45 + 30 + 1 = 76 min = 1 h 16 min (on retient 1 h) ; les heures 1 + 1 = 2 h. Résultat : 2 h 16 min 15 s.
🔍 Angles : 35° 45′ + 20° 30′ = 55° 75′ = 56° 15′ (on convertit 60′ en 1°).
🎯 Un film de 1 h 50 min commence à 14 h 35 min. Il finit à :
Bonne réponse : B. 14 h 35 + 1 h 50 = 15 h 85 min, et 85 min = 1 h 25 min, donc 16 h 25 min. Écrire « 15 h 85 min » n'est pas une écriture correcte.
9. Proportionnalité
Définition — Deux grandeurs sont proportionnelles lorsque le rapport entre elles est constant : y = k × x. Le nombre k est le coefficient de proportionnalité. Graphiquement, une situation de proportionnalité est représentée par une droite qui passe par l'origine du repère.
Tableau de proportionnalité (exemple du marché)
Masse de tomates (kg)
1
2
5
10
Prix (DH)
6
12
30
60
Le coefficient se lit en divisant une valeur de la seconde ligne par la valeur correspondante de la première : 6 ÷ 1 = 12 ÷ 2 = 30 ÷ 5 = 60 ÷ 10 = 6. Donc 7 kg coûtent 7 × 6 = 42 DH. Le coefficient de proportionnalité est aussi la pente de la droite.
Les sept applications de la proportionnalité
Notion
Formule
Exemple
Pourcentage
t % de N = N × t / 100
15 % de 800 DH = 120 DH
Hausse ou baisse
N × (1 + t/100) ou N × (1 − t/100)
200 DH augmenté de 10 % : 200 × 1,1 = 220 DH
Règle de trois
si a → b, alors x → (b × x) / a
3 livres pour 45 DH : 7 livres pour 45 × 7 / 3 = 105 DH
Échelle
distance réelle = distance sur le plan × échelle
Carte au 1/50 000 : 2 cm représentent 1 000 m = 1 km
Vitesse moyenne
v = d / t
150 km en 2 h : v = 75 km/h
Masse volumique
ρ = m / V
50 g dans 10 cm³ : ρ = 5 g/cm³
Intérêt simple
I = C × t × r / 100 (r en années)
10 000 DH à 5 % pendant 2 ans : I = 1 000 DH
Exemple travailléProblème combiné : un commerçant d'Agadir achète 40 kg de dattes à 80 DH le kilo, puis revend le tout avec 25 % de bénéfice. Coût d'achat : 40 × 80 = 3 200 DH ; prix de vente : 3 200 × 1,25 = 4 000 DH ; bénéfice : 800 DH.
🔍 Pourcentage de deux augmentations : une hausse de 20 % puis une hausse de 10 % ne donnent pas 30 %, mais 1,2 × 1,1 = 1,32, soit +32 %.
⚠️ Piège classique : une hausse de 20 % suivie d'une baisse de 20 % ne redonne pas le prix initial. 100 DH deviennent 120 DH, puis 96 DH : il reste une perte de 4 %.
🎯 Un article coûte 450 DH. Il est soldé à −20 %, puis on ajoute 10 % de TVA. Le prix final est :
Bonne réponse : A. Prix soldé : 450 × 0,8 = 360 DH ; avec TVA : 360 × 1,1 = 396 DH. Attention à appliquer la TVA sur le prix soldé, pas sur le prix de départ.
10. Équations, inéquations et systèmes
Définition — Équation du premier degré : elle se ramène à ax + b = 0 avec a ≠ 0, et sa solution est x = −b / a. Équation produit : un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul : A × B = 0 équivaut à A = 0 ou B = 0.
Exemple travailléRésoudre 3x − 5 = 2x + 4 : on regroupe les x à gauche et les nombres à droite : 3x − 2x = 4 + 5, donc x = 9. Vérification : 3 × 9 − 5 = 22 et 2 × 9 + 4 = 22 ✓. Résoudre (2x − 6)(x + 1) = 0 : soit 2x − 6 = 0 donc x = 3, soit x + 1 = 0 donc x = −1.
🔍 Toujours vérifier en remplaçant : une erreur de signe se détecte immédiatement.
Équation du second degré : ax² + bx + c = 0 (a ≠ 0)
Discriminant Δ = b² − 4ac
Nombre de solutions
Solutions
Δ > 0
deux solutions distinctes
x₁ = (−b − √Δ) / (2a) et x₂ = (−b + √Δ) / (2a)
Δ = 0
une solution double
x = −b / (2a)
Δ < 0
aucune solution réelle
—
Exemple travailléRésoudre x² − 5x + 6 = 0 : Δ = 25 − 24 = 1, donc x₁ = (5 − 1)/2 = 2 et x₂ = (5 + 1)/2 = 3. Résoudre 2x² − 8x + 6 = 0 : on divise par 2, x² − 4x + 3 = 0, Δ = 16 − 12 = 4, donc x = 1 ou x = 3. Cas sans solution : x² + 2x + 5 = 0 donne Δ = 4 − 20 = −16 < 0.
🔍 Astuce somme et produit : quand Δ est parfait, x₁ + x₂ = −b/a et x₁ × x₂ = c/a. Ici 2 + 3 = 5 et 2 × 3 = 6 : on retrouve les solutions sans formule.
Définition — Inéquation du premier degré : règle capitale — si l'on multiplie ou divise les deux membres par un nombre négatif, on change le sens de l'inégalité. Pour le second degré, on utilise un tableau de signes : le trinôme est du signe de a à l'extérieur des racines, et du signe contraire entre les racines.
Exemple travailléRésoudre −2x + 6 ≥ 0 : on isole −2x ≥ −6, puis on divise par −2 en changeant le sens : x ≤ 3, soit l'intervalle ]−∞ ; 3]. Résoudre x² − 3x + 2 ≤ 0 : Δ = 1, racines 1 et 2 ; comme a = 1 > 0, le trinôme est négatif entre les racines : l'ensemble des solutions est [1 ; 2].
🔍 Ne jamais oublier de changer le sens : c'est l'erreur qui coûte le plus de points dans ce chapitre.
Exemple travailléSystème : x + y = 10 et x − y = 2. Par addition des deux équations : 2x = 12 donc x = 6, puis y = 10 − 6 = 4. Solution (6 ; 4) ; vérification : 6 + 4 = 10 et 6 − 4 = 2 ✓. Problème type : un panier de 10 fruits, pommes à 3 DH et oranges à 2 DH, pour 26 DH. Avec p pommes et o oranges : p + o = 10 et 3p + 2o = 26 ; par substitution o = 10 − p, donc 3p + 20 − 2p = 26, d'où p = 6 pommes et o = 4 oranges.
🔍 Les deux méthodes (addition et substitution) donnent le même résultat : choisir celle qui évite les fractions.
🎯 L'ensemble des solutions de x² − 4x + 3 = 0 est :
Bonne réponse : A. Δ = 16 − 12 = 4 ; x = (4 − 2)/2 = 1 et x = (4 + 2)/2 = 3. Contrôle par le produit : 1 × 3 = 3 = c/a ✓.
11. Les fonctions numériques
Définition — Une fonction numérique associe à chaque nombre x un unique nombre f(x) : f(x) est l'image de x, et x est un antécédent de f(x). La courbe représentative est l'ensemble des points de coordonnées (x ; f(x)). Pour un antécédent, on résout l'équation f(x) = y.
Les quatre types de fonctions du programme
Type
Forme
Courbe
Particularités
Linéaire
f(x) = a x
droite passant par l'origine
croissante si a > 0, décroissante si a < 0 ; a est la pente
Affine
f(x) = a x + b
droite
a est la pente, b l'ordonnée à l'origine (la droite coupe l'axe des ordonnées en (0 ; b))
Homographique (k/x)
f(x) = k / x avec k ≠ 0
hyperbole à deux branches
non définie en x = 0 ; asymptotes x = 0 et y = 0
Polynôme du 2nd degré
f(x) = a x² + b x + c
parabole
sommet d'abscisse −b / (2a) ; tournée vers le haut si a > 0, vers le bas si a < 0 ; axe de symétrie x = −b/(2a)
Exemple travailléAvec f(x) = 2x − 1 : l'image de 3 est f(3) = 5 ; l'antécédent de 7 est la solution de 2x − 1 = 7, soit x = 4. Droite passant par A(1 ; 3) et B(3 ; 7) : pente a = (7 − 3)/(3 − 1) = 2 ; avec A : 3 = 2 × 1 + b donc b = 1 ; l'équation est f(x) = 2x + 1.
🔍 Pour tracer une droite, deux points suffisent ; pour une parabole, calculez le sommet, les racines éventuelles et deux points symétriques.
Exemple travailléSoit f(x) = x² − 4x + 3 : le sommet a pour abscisse −b/(2a) = 4/2 = 2 et pour ordonnée f(2) = 4 − 8 + 3 = −1, donc S(2 ; −1) est un minimum ; les racines sont 1 et 3 ; l'ordonnée à l'origine est f(0) = 3. Pour g(x) = −x² + 2x + 3 : a = −1 < 0, sommet x = −2/(−2) = 1, g(1) = 4, donc S(1 ; 4) est un maximum, et les racines sont −1 et 3.
🔍 Tableau de variations de x² − 4x + 3 : la fonction décroît sur ]−∞ ; 2], atteint le minimum −1 en x = 2, puis croît sur [2 ; +∞[.
🎯 La fonction f(x) = 3x + 1 est :
Bonne réponse : B. Une fonction affine s'écrit ax + b avec b ≠ 0 ; elle est linéaire seulement lorsque b = 0. Ici la droite ne passe pas par l'origine.
12. Dénombrement
Définition — Le cardinal card(A) est le nombre d'éléments d'un ensemble fini A. Pour deux ensembles : card(A ∪ B) = card(A) + card(B) − card(A ∩ B) ; on retire une fois les éléments comptés deux fois. Factorielle : n! = n × (n − 1) × … × 2 × 1, avec 0! = 1 ; ainsi 3! = 6 et 5! = 120. Principe multiplicatif : si une étape offre p choix et la suivante q choix, le total est p × q.
Exemple travailléDans un groupe, 10 élèves pratiquent le sport A, 8 le sport B et 3 les deux : le nombre d'élèves qui pratiquent au moins un sport est 10 + 8 − 3 = 15. Menu à 3 entrées, 4 plats et 2 desserts : 3 × 4 × 2 = 24 menus possibles.
🔍 Pourquoi retirer l'intersection ? Parce que ces élèves ont été comptés dans les 10 et dans les 8 : ils sont comptés deux fois.
Arrangements et combinaisons : le critère de l'ordre
Exemple travailléCombinaisons utiles : C₅² = 10 ; C₁₀³ = (10 × 9 × 8) / (3 × 2 × 1) = 120 ; C₆² = 15 ; C₄² = 6. Triangle de Pascal : chaque nombre est la somme des deux nombres au-dessus de lui ; la ligne n donne les Cₙᵖ : 1 ; 1 1 ; 1 2 1 ; 1 3 3 1 ; 1 4 6 4 1 ; 1 5 10 10 5 1.
🔍 Codes à 3 chiffres distincts avec les chiffres 1 à 6 : A₆³ = 6 × 5 × 4 = 120 (l'ordre compte : 123 et 321 sont deux codes différents).
⚠️ Comment choisir ? Posez-vous la question : l'ordre compte-t-il ? Oui (podium, code, rangement) → arrangement. Non (équipe, comité, main de cartes) → combinaison. Et si les répétitions sont autorisées, ce n'est plus ni l'un ni l'autre : on compte de puissance à puissance.
🎯 Le nombre de façons de choisir 2 personnes parmi 6 (sans ordre) est :
Bonne réponse : B. C₆² = (6 × 5) / (2 × 1) = 15. L'arrangement A₆² = 30 compterait chaque paire deux fois (AB et BA).
13. Suites arithmétiques et géométriques
Définition — Une suite est une liste ordonnée de nombres (u₀ ; u₁ ; u₂ ; …) : uₙ est le terme de rang n. Suite arithmétique : on ajoute toujours la même raison r, donc uₙ₊₁ = uₙ + r et uₙ = u₀ + n × r. Somme des termes de u₀ à uₙ : S = (n + 1) × (u₀ + uₙ) / 2, c'est-à-dire le nombre de termes multiplié par la moyenne du premier et du dernier.
Exemple travailléSuite arithmétique u₀ = 3 et r = 2 : les termes sont 3, 5, 7, 9, … Le terme u₁₀ = 3 + 10 × 2 = 23. La somme des onze premiers termes : S = 11 × (3 + 23) / 2 = 11 × 13 = 143.
🔍 Vérification partielle : la somme des cinq premiers termes vaut 3 + 5 + 7 + 9 + 11 = 35, et la formule donne 5 × (3 + 11)/2 = 35 ✓.
Définition — Suite géométrique : on multiplie toujours par la même raison q, donc uₙ₊₁ = uₙ × q et uₙ = u₀ × q puissance n. Somme des termes de u₀ à uₙ (si q ≠ 1) : S = u₀ × (1 − q puissance n+1) / (1 − q).
Exemple travailléSuite géométrique u₀ = 2 et q = 3 : les termes sont 2, 6, 18, 54, … Le terme u₃ = 2 × 3³ = 54. La somme des quatre premiers termes : S = 2 × (1 − 3⁴) / (1 − 3) = 2 × (−80) / (−2) = 80 ; vérification : 2 + 6 + 18 + 54 = 80 ✓.
🔍 Retenir la différence de comportement : une suite arithmétique croît « en ligne droite » (points alignés), une suite géométrique de raison q > 1 croît de plus en plus vite.
Suites dans la vie quotidienne
Situation
Type
Calcul
Salaire de 3 000 DH avec 200 DH d'augmentation par an
arithmétique, r = 200
après 5 ans : 3 000 + 5 × 200 = 4 000 DH
Dépôt de 10 000 DH à 5 % par an (intérêts composés)
géométrique, q = 1,05
après 3 ans : 10 000 × 1,05³ ≈ 11 576,25 DH
Prix de 1 000 DH qui baisse de 10 % par an
géométrique, q = 0,9
après 2 ans : 1 000 × 0,9² = 810 DH
Épargne de 500 DH par mois, sans intérêts
arithmétique, r = 500
après 12 mois : 6 000 DH
⚠️ Erreur fréquente : une augmentation de 5 % par an est une suite géométrique (q = 1,05), pas arithmétique. Une augmentation de 200 DH par an est arithmétique. Le mot « pour cent » annonce presque toujours une suite géométrique.
🎯 Dans une suite arithmétique de premier terme u₀ = 4 et de raison r = 5, le terme u₃ vaut :
Lire et identifier : données, inconnue, unités ; faire un schéma ou un tableau si c'est utile.
Choisir l'outil : division euclidienne, PGCD ou PPCM, proportionnalité, équation, fonction, dénombrement ou suite.
Calculer pas à pas en gardant les unités, sans arrondir trop tôt.
Vérifier : le reste est-il inférieur au diviseur ? l'équation est-elle vérifiée ? le résultat a-t-il un sens concret ?
Rédiger une phrase de conclusion qui répond exactement à la question posée.
Exemple travailléExemple rédigé : « Un commerçant vend des stylos à 4 DH et des cahiers à 7 DH. Un client achète 11 articles et paie 53 DH. Combien de cahiers ? » Soit s le nombre de stylos et c le nombre de cahiers : s + c = 11 et 4s + 7c = 53. Par substitution, s = 11 − c, donc 4(11 − c) + 7c = 53, soit 44 + 3c = 53, d'où 3c = 9 et c = 3 ; alors s = 8. Vérification : 8 + 3 = 11 articles ✓ et 8 × 4 + 3 × 7 = 32 + 21 = 53 DH ✓. Conclusion : le client a acheté 3 cahiers et 8 stylos.
🔍 Dans un problème de comptage, une solution non entière signale toujours une erreur de lecture ou de calcul : c'est un excellent contrôle.
15. Glossaire
Termes de nombres et de calcul
Terme
Définition
Nombre premier
entier ≥ 2 qui n'a que 1 et lui-même comme diviseurs
Division euclidienne
a = b × q + r avec 0 ≤ r < b
PGCD
plus grand diviseur commun à deux entiers
PPCM
plus petit multiple commun positif
Puissance
aⁿ = produit de n facteurs égaux à a
Écriture scientifique
a × 10ⁿ avec 1 ≤ a < 10
Identité remarquable
égalité algébrique pour développer ou factoriser
Sexagésimal
système en base 60 pour les durées et les angles
Coefficient de proportionnalité
nombre k tel que y = k x
Échelle
rapport entre la distance sur le plan et la distance réelle
Discriminant Δ
b² − 4ac pour l'équation a x² + b x + c = 0
Système d'équations
plusieurs équations à plusieurs inconnues à résoudre ensemble
Image et antécédent
f(x) est l'image de x ; x est un antécédent de f(x)
Ordonnée à l'origine
valeur f(0) : ordonnée du point où la droite coupe l'axe des ordonnées
Asymptote
droite que la courbe approche sans jamais l'atteindre
Sommet d'une parabole
point extrême (minimum ou maximum) d'abscisse −b / (2a)
Cardinal
nombre d'éléments d'un ensemble fini
Arrangement et combinaison
choix ordonné (arrangement) ou non ordonné (combinaison) de p éléments parmi n
Suite arithmétique et géométrique
on ajoute toujours r / on multiplie toujours par q
16. Exercices type concours
Exemple travailléProblème 1 (ateliers et lots). Une coopérative de Taroudant dispose de 360 kg d'amandes et de 84 kg de noix. ① Quel est le nombre maximal de lots identiques, sans reste, contenant les deux produits ? Quelle est la composition d'un lot ? ② Chaque lot demande 12 minutes de conditionnement : combien de temps pour 5 lots ?
🔍 Corrigé : ① le nombre maximal de lots est PGCD(360 ; 84) = 12 ; chaque lot contient 360/12 = 30 kg d'amandes et 84/12 = 7 kg de noix. ② 5 × 12 min = 60 min = 1 heure.
Exemple travailléProblème 2 (coût de transport). Un taxi applique une prise en charge de 10 DH puis 4 DH par kilomètre. Soit x la distance en km et f(x) le prix. ① Exprimer f(x) et préciser sa nature. ② Prix pour 7 km ? ③ Quelle distance pour 38 DH ?
🔍 Corrigé : ① f(x) = 4x + 10 : fonction affine (pente 4, ordonnée à l'origine 10). ② f(7) = 28 + 10 = 38 DH. ③ 4x + 10 = 38 donne 4x = 28, donc x = 7 km.
Exemple travailléProblème 3 (aire d'un jardin). Un jardin rectangulaire a pour longueur (x + 3) m et pour largeur (x − 1) m ; son aire est 45 m². ① Montrer que (x + 3)(x − 1) = 45 donne x² + 2x − 48 = 0. ② Résoudre et donner les dimensions.
🔍 Corrigé : ① (x + 3)(x − 1) = x² + 2x − 3 = 45, donc x² + 2x − 48 = 0. ② Δ = 4 + 192 = 196 = 14², donc x = (−2 + 14)/2 = 6 (l'autre solution, −8, donne une largeur négative : elle est à écarter). Les dimensions sont 9 m sur 5 m ; vérification : 9 × 5 = 45 ✓. Remarque : quand Δ n'est pas un carré parfait, on garde la forme exacte avec la racine carrée (par exemple x = −1 + √40 ≈ 5,32 pour une aire de 39 m²).
Exemple travailléProblème 4 (suites et épargne). Un élève épargne 200 DH le premier mois, puis 20 DH de plus chaque mois. ① Combien épargne-t-il le 12e mois ? ② Total épargné sur 12 mois ? ③ Un autre élève épargne 100 DH le premier mois et augmente de 10 % par mois : quel montant au 4e mois ?
🔍 Corrigé : ① suite arithmétique de premier terme 200 et de raison 20 : u₁₂ = 200 + 11 × 20 = 420 DH. ② S = 12 × (200 + 420) / 2 = 3 720 DH. ③ suite géométrique de raison 1,1 : u₄ = 100 × 1,1³ = 133,10 DH. On voit ici la puissance des intérêts composés face à la croissance linéaire.
🎯 Un plan est à l'échelle 1/200 : un mur mesure 4 cm sur le plan. Sa longueur réelle est :
Bonne réponse : A. 4 cm × 200 = 800 cm = 8 m. Il faut toujours convertir : 800 cm et 8 m désignent la même longueur.
17. Plan de révision et fiche finale
Plan de révision en six jours
Jour
Chapitres à travailler
Jour 1
chapitres 1 à 4 : ensembles, opérations, nombres premiers, PGCD et PPCM (refaire les exemples)
chapitre 10 : équations, inéquations et systèmes (les trois types de résolution)
Jour 4
chapitre 11 : fonctions (tracer une droite, une parabole, une hyperbole)
Jour 5
chapitres 12 et 13 : dénombrement et suites
Jour 6
chapitre 16 : refaire les mini-QCM et les problèmes sans regarder les corrigés
À retenir — À retenir : ensembles — ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ ; division euclidienne — a = b q + r avec 0 ≤ r < b ; PGCD — facteurs communs au plus petit exposant ; PPCM — tous les facteurs au plus grand exposant ; PGCD × PPCM = a × b ; puissances — on ajoute les exposants dans un produit de même base, on les multiplie dans une puissance de puissance, a⁻ⁿ = 1 / aⁿ ; identités — (a ± b)² = a² ± 2ab + b² et (a − b)(a + b) = a² − b² ; sexagésimal — 1 h = 60 min = 3 600 s et 1° = 60′ ; proportionnalité — y = k x, échelle, vitesse d/t, masse volumique m/V, intérêt C t r / 100 ; premier degré — x = −b/a ; second degré — Δ = b² − 4ac et x = (−b ± √Δ) / (2a) ; inéquation — diviser par un négatif change le sens ; fonctions — linéaire (droite par l'origine), affine (droite), k/x (hyperbole), second degré (parabole de sommet −b/(2a)) ; dénombrement — Aₙᵖ = n!/(n − p)! et Cₙᵖ = n!/(p!(n − p)!) ; suites — uₙ = u₀ + n r et uₙ = u₀ qⁿ.
Points de contrôle
Je sais classer un nombre dans ℕ, ℤ, ℚ ou ℝ et justifier.
Je sais effectuer une division euclidienne et donner quotient et reste, même avec un négatif.
Je sais calculer un PGCD et un PPCM (par décomposition ou par Euclide) et reconnaître « simultané » et « à nouveau ensemble ».
Je sais résoudre une équation du premier et du second degré, une inéquation avec tableau de signes et un système de deux équations.
Je sais reconnaître les quatre types de fonctions et calculer images et antécédents.
Je sais compter avec arrangements, combinaisons et suites arithmétiques ou géométriques.